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Mythe ou réalité ?

Comme vous le savez sans doute, les talk-show médicaux sont des émissions très prisées des téléphiles. Les cotes d’écoute ne cessent d’augmenter et bien des personnes soucieuses de leur bien-être et leur santé s’y approvisionnent en informations et en conseils. On a qu’à penser aux émissions...

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Ils sont unanimes

Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS)

Association canadienne des radiologistes (CAR)

American College of Radiology (ACR)

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Foire aux Questions

Contrairement à une affirmation erronée de plus en plus répandue, l’utilisation d’un cache-thyroïde n’est pas nécessaire lors d’une mammographie! Non seulement la dose transmise à la thyroïde est extrêmement faible lors d’une mammographie, mais la précision exigée pour la qualité et la conformité des images du sein rend préférable de ne pas utiliser de cache-thyroïde. Celui-ci risque de masquer des parties importantes du sein et causer une reprise d’examen, ce qui finalement, doublerait la dose reçue. Par conséquent, les bénéfices de l’examen sans cache-thyroïde dépassent largement les risques de cancer de la thyroïde induit par irradiation.

Or, de nombreuses études indiquent que le cache-thyroïde n’est pas recommandé pour la mammographie. Lors de cet examen, la principale glande exposée aux radiations est la glande mammaire (sein). Celle-ci reçoit environ 4 mGy (1) par examen. Il est important de savoir que la glande thyroïde n’est pas exposée directement aux radiations lors d’une mammographie. Par conséquent, la glande thyroïde reçoit seulement 0.03mGy par examen. Avec l’utilisation d’un cache-thyroïde, le risque de reprise d’image avec irradiation supplémentaire est relativement élevé puisque le tissu mammaire peut être masqué par celui-ci et faire en sorte de manquer un cancer. Par conséquent, la technologue devra reprendre l’image ce qui fera en sorte de doubler la dose de radiation à la glande mammaire (sein).

Sachant que la glande mammaire est beaucoup plus radiosensible que la glande thyroïde, une reprise d’examen, en raison de l’utilisation d’un cache-thyroïde, comporte plus de risques pour la patiente de développer un cancer radio-induit sur la vie entière que de recevoir une dose indirecte à la glande thyroïde.

L’Association canadienne des radiologistes (CAR) (2) et l’Americain College of Radiology (ACR) (3) ont réitéré en 2011 que le risque est «négligeable» compte tenu que la glande thyroïde n’est pas visée directement par les rayons X et l’utilisation d’un cache-thyroïde peut même causer un obstacle dans la qualité de la mammographie.

L’Ordre souhaite ainsi bien expliquer et rassurer les femmes en affirmant qu’une mammographie sans cache-thyroïde est absolument sécuritaire.

En mammographie, la qualité des images est primordiale pour l’établissement d’un diagnostic précis. À gauche, l’image (4) mammographique du sein démontre la présence du cache-thyroïde (partie supéro-postérieure du sein). L’image de droite est une reprise d’examen sans cache-thyroïde et montre un tissu mammaire normal ainsi qu’une qualité d’image supérieure.

(1) « Mammographie et cancer de la thyroïde: le cache thyroïde est-il recommandé?», article paru dans le magazine EchoX en septembre 2011, par Gilbert Gagnon, t.i.m.(E), consultant en radioprotection.
(2) www.car.ca/uploads/about/201106_ps_car_thyroid_shield.pdf
(3) www.acr.org/~/media/ACR/Documents/PDF/QualitySafety/Resources/
Breast%20Imaging/ThyroidStatement.pdf

(4) Image tirée du site : www.AuntMinie.com

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